samedi 12 avril 2008

Avec ou sans majuscule?

Il est 00:09 heures, et je me sens complètement crevée dans le fond de moi-même, même si on dirait que je pète la forme a voir ma tenue toujours droite devant un ordi posé sur le radiateur.

Jeu d’rôle par forum, une fête organisée pour faire monter mon perso dans toute sorte de hiérarchies. Donc quelques deux sujets a gérer, tout en songeant a un jeu de dés bizarres pour donner des résultats de joutes demain. Donc l’hyperactivité ou on ne sait plus comment gérer son temps entre ceux a qui il faut convaincre de venir et ceux a qui il faut expliquer comment aider. Du Bordel.

Un click, saut dans un complètement autre monde. Un ami, d’outretemps et d’outremer me parle. Ce qu’il me dit, je ne le comprends qu’à moitié. Il y aurait dans l’air des mots de manque, des mots de vue, des mots de mers. Il y aurait dans l’air le gout d’un amour. D’une flamme trop vite cru éteinte.

Il y aurait dans l’air une paire d’ailes que je ne sais comment saisir.

De quoi on cause, c’est la seule question. D’amitié, d’amour, d’attrait, d’envie. Et moi je suis là comme une conne, devant un ordi, debout devant un radiateur, à chercher comment solutionner un coefficient de dés pour un jeu dans un jeu.

Et entre temps, mon envie envie une autre, entre temps, mon aimant me cherche et je le dédaigne, entre temps, un vieil amour ressurgit.

Et tout en disant ça, je pense au brevet blanc de français qu’on me rendra lundi, et aux lycées que je mettrais sur ma fiche d’affectation.

Il faut dire qu’on nous à foutu une belle merde avec l’informatisation des affectations justement a partir de ma génération. Et le pire, c’est qu’à la fin je ne suis même pas sure de vouloir rester dans mon collège pour le lycée. J’aimerais tellement être dans un établissement plus hétérogène et avoir l’option théâtre. Si j’ai quand même un brin d’envie de rester a Duruy, c’madame Fréchu. Elle m’a ensorcelée cette porf’.

Et elle fait parti de mes problèmes d’identité.

Comme je disais à Ilm, voilà, je suis en crise de ma recherche d’identité. Et c’est une crise qui fait vraiment chier à la fin.

Il est 00 :24 heures, et du néant crevée ressentit en commençant, je n’en ressort qu’un énervement décourageant. Envie de tout foutre en l’air. Cet air aux souffles de je ne sais quelle vérité…

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